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Récit de voyage

  • 30 sept. 2024
  • 4 min de lecture

Il y a quelques mois, j’ai démarré cette newsletter, comme une série d’articles dans lesquels je livre une part de mes expériences, aspirations ou inspirations. J’ai essayé de garder mon lecteur en haleine dans un suspense insoutenable. Mais courage, le premier chapitre de cette newsletter arrive à son terme. Cet article en est l’avant-dernier…


Prologue

Il y a bien longtemps, dans un village reculé dans l’ancienne région Lorraine, une petite fille du nom de Laura a vu le jour. Elle ne se doutait pas durant ces premières années d’existence que toutes les expériences qu’elle allait vivre la préparait chaque jour à un long voyage.

Ce voyage que je vous raconte aujourd’hui, c’est mon voyage en transition.

Les graines semées

C’est à la majorité que j’entends - ou plutôt comprends - pour la première fois les termes comme écologie, développement durable, énergie renouvelable, changement climatique, gestion des déchets, biodiversité… Je ne me sens pas directement impliquée par toutes ces idées, mais de ce que je comprends, ça me semble être un projet intéressant !


Avec un séjour Erasmus en pays nordique, j’admire la gestion des transports où piétons/cyclistes peuvent circuler sur des axes très fréquentés sans croiser une seule voiture. Ces axes de mobilité douce ont même été aménagés au milieu de chemins de forêt, au cœur de la nature, un vrai bonheur. Mais de retour en France, je me dis que c’est une question de culture. Nous sommes en 2013, et si je passe au vélo et métro, c’est seulement parce que je suis dans une ville un peu plus grande, la motivation est seulement pratique. J’encourage néanmoins tout engagement associatif ou politique d’amis plus ou moins proches. J’adhère à leurs propos, ils me paraissent déterminés. C’est qu’il en faut, heureusement qu’ils sont là pour faire bouger les lignes.


Patience, soleil et eau

Faisons un bond en avant, nous sommes maintenant en 2018. La destination du voyage que je vous conte ne m’est encore pas évidente, c’est au Pérou que je fais escale. Entre émerveillement, choc culturel, choc météorologique et dépassement de soi, cette expérience d’un mois est une nouvelle graine semée en moi.


Serait-ce la vue d’une rivière de déchet en lisière de désert ? Serait-ce les 4h de traversée de palmiers (huile de palme) en voiture ? Serait-ce la virée en bateau sur un bras de l’Amazone avec des passagers qui jettent leur plateau repas par-dessus bord ? Serait-ce l’ouverture d’esprit qu’apporte le voyage interculturel ? Serait-ce la frontière richesse/ pauvreté entraperçue ? C’est surement le package complet qui m’a ouvert l’esprit. Mais ça n’a fait qu’ouvrir un esprit encore trop peu mature pour voir la réalité.


Ma conclusion de ce voyage hors zone de confort est la suivante :

L’être humain est en train de scier une branche sur laquelle il saute.

Mais je suis alors convaincue qu’avec mon bac de déchets à recycler et le jus de pomme bio, je fais ce que je peux à mon niveau. Les graines semées commencent difficilement à germer.


Tendre l’oreille lors d’émissions ou podcasts consacrés à l’écologie, échanger avec des personnes plus renseignées et engagées, mon voyage se poursuit, le germe des graines semées se développe.


L'éclosion

Chemin faisant, ce sont les ordres de grandeur qui achèvent la préparation de mon voyage ! C’est désormais clair, net, limpide, c’était là depuis le début mais j’avais des œillères. La destination de mon périple encore très long est la transition écologique et sociale. Ce que je pensais être un bout de chemin parcouru ne représente pas 1% de l’aventure qui m’attend !


Comment ai-je pu m’attrister par une forêt dévastée alors que j’ai fait le tour de la Terre en avion pour la voir, tout en consommant ce qui générait le besoin d’en arriver là ?


Vous pouvez me blâmer, je n’ai rien à dire pour ma défense. Je me sens coupable et bête, j’ai honte. Mais ces sentiments me sont inutiles ! Voyons les choses autrement, je m’étais mise en route, mais je me trompais de chemin.


La croissance : nouveau voyage

Nous y voilà, nous sommes en 2024. Retour sur cette année incroyable que je suis en train de vivre. Maintenant que je chemine dans la bonne direction, j’essaie d’accélérer le pas comme je le peux.

Jamais je ne pourrai rattraper mon retard, personne ne le peux. Mais s’il n’était jamais trop tard pour se mettre en route ?

Je me suis formée avec La Fresque du Climat et 2tonnes et peut-être avec l'Académy d'Avenir climatique demain. J’ai changé de banque pour Green-Got. J’ai arrêté de manger de la viande rouge et fortement réduit ma consommation de viande de manière générale. J’ai décidé de m’engager professionnellement pour sensibiliser aux enjeux environnementaux et sociétaux. J’ai renouvelé ma carte de train et acheté des tickets de bus (je n’avais jamais pris le bus alors qu’il s’arrête devant chez moi). J’ai enfourché mon vélo pour me rendre à un repas en famille, puis pour prendre soin de leur potager pendant leur absence cet été. J’ai participé aux défis de Ma Petite Planète, et je remet ça pendant 3 semaines : le challenge est lancé depuis hier soir !


Transformer son quotidien dans le sens d’une transition écologique et sociale n’est pas un retour à l’âge de pierre. C’est une renaissance de l’esprit, c’est un apaisement de conscience. En réalité, il ne faut pas le faire parce que des écolos l’ont demandé, ni parce qu’apparemment la planète est en danger. Non, il faut le faire pour prendre soin de soi. Personnellement, je ne me suis jamais sentie aussi sereine et en bonne santé que depuis que j’ai réellement entamé mon voyage en transition.


J’ai conscience que la route et longue. Depuis que j’ai identifié la bonne direction, j’ai entamé un sprint et je sens que la progression va désormais être un peu moins rapide, mais l’ascension continue. Je n’ai jamais été exemplaire et ne le suis toujours pas, j’essaie seulement de faire (réellement) ma part du colibri.


colibri violet en vol
Colibri - photo Wix

 
 
 

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