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Jeu me réveille ludique

  • 27 août 2024
  • 4 min de lecture

On joue pour se divertir et s’amuser, on joue la comédie, on joue de la musique, on joue au tennis, on peut jouer des coudes, jouer gros ou se jouer de quelqu’un. En Suisse, si tout se passe bien, ça joue. Bien qu’établie sur un réseau social professionnel, cette newsletter se veut plutôt personnelle alors je me suis prêtée au jeu de l’introspection à propos d’un sujet qui va vous surprendre à ce stade de la lecture : le jeu !


D'entrée de jeu

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours joué, aimé jouer, même seule. Enfant, on s’éveille par le jeu, on apprend et grandit grâce au jeu. Les premières interactions sociales sont possibles à travers le jeu. Conscients ou pas de la place que prend le jeu, nous en sommes tous acteurs. Pour ma part, bien au-delà de l'éveil, j’ai vraiment grandi dans le jeu dès le plus jeune âge, en famille autour des grands classiques : Monopoly, belote, tarot, Pictionary…


Se prendre au jeu

« Le monde est un terrain de jeu, tous les enfants savent ça, mais on finit par l'oublier en grandissant. » Par chance, j’ai croisé la route de personnes avec qui partager cette curiosité et la volonté d’évasion de l’esprit. Avec le temps et la maturité, les choix de jeu de loisirs évoluent vers plus d’expérientiel, de participation active et immersive. L’occasion de participer à mes premiers escape game ou jeux de rôle.

J’évolue alors dans deux mondes qui ont assez peu en commun : environnement professionnel en industrie, et temps libre personnel en jeux de piste, de plateau ou d’enquête.

Jouer carte sur table

Assez vite, je me rends compte que cette voie professionnelle ne me conviendra pas sur le long terme. Passée la phase d’intégration où ma curiosité et soif d’apprentissage est satisfaite chaque jour, c’est avec lassitude que passent les journées de travail. Se pose alors la question de changer d’air, mais vers quel autre projet ? Faire des études, c’est bien se donner un objectif professionnel, non ? N'est-il pas dommage d'en changer aussi vite ?


Entre remise en question et rencontres, c’est comme avec évidence que ma route professionnelle prend le cap de l’enseignement supérieur. La remarque d’une recruteuse ne m’a interpellé que plus tard : "en voyant les centres d’intérêt de votre CV, je n’ai pas de doute sur l’authenticité du test de personnalité". Quels étaient les résultats du test ? Quels centres d’intérêt avais-je mentionnés ? On y reviendra.

En jouant au Monopoly, on apprend (presque) à gérer son argent. Dans une partie de belote, on s’efface quand le partenaire est maître. Quand on joue à Mysterium on analyse les données, on écoute les avis des autres avant de faire son propre choix. Quand on est joueur de 7 Wonders, on sait gérer des ressources et anticiper des besoins. Etc…

Il est évident qu’on apprend par le jeu, depuis tout petit et depuis toujours. Je n’en avais pourtant pas conscience à ce moment-là, malgré le cap pris vers l'enseignement et la formation.


Je me suis prise au jeu en jeu en suivant une formation intitulée « Concevoir et animer un escape game pédagogique ». Très sincèrement, je n’avais aucun objectif professionnel en m’inscrivant à ce module, je me projetais seulement vers quelques heures d’évasion. Ayant la charge de la formation professionnelle des équipes, j’y voyais aussi une opportunité d’égayer notre quotidien.


En termes d’acquisition de connaissances ou compétences, cette formation ne m’a pas appris. Mais alors que je n’en attendais rien, elle m’a donné à court terme un nouveau projet aussi ambitieux qu’enthousiasmant : former l’ensemble de l’équipe, tous niveaux et postes confondus autour d’un escape game sur mesure.


Durant la formation, on a joué. J’étais en milieu professionnel, sur le temps de travail, mais j’exerçais mon loisirs personnel, le rêve ! Avec l’efficience comme l’une de mes valeurs phare, je n’ai toutefois pas participé de façon passive ; ma tête était au travail malgré l’activité. Au fil des séances, l'escape game sur mesure sortait de mon seul imaginaire pour prendre vie.


C’était là depuis longtemps, mais la prise de conscience réelle commence à s’installer, jeu commence à me réveiller…


Le jeu en vaut la chandelle

Les centres d’intérêt indiqués sur mon curriculum : escape game, jeux de société, cuisine. Les résultats d’un test de personnalité en phase de recrutement : curiosité et empathie. Pourquoi c’est cohérent ? Parce qu’en jouant ou en enquêtant, on attise et satisfait sa curiosité. Et la cuisine est symbole d’empathie lorsqu’on le fait dans l’objectif de satisfaire les papilles de nos convives.


Créer de toute pièce un escape game personnalisé à mon entreprise, pour former et rassembler l’équipe a été l’une de mes plus belles réussites professionnelles. Qu'on se comprenne bien, pour la réussite réelle, seules les personnes concernées pourront s’exprimer. Ça n’est pas là de la vanité, je ne parle ici que du sentiment de réussite ou fierté personnelle que ce projet m'a apporté.


des diplômes roulés et le synopsis d'un escape game
Escape game professionnel sur mesure

Deux mondes s’unissent finalement, j'avais déjà réalisé une enquête grandeur nature dans la sphère privée : souvenir de mariage. Je n'avais pas imaginé à ce moment que le sentiment d'accomplissement ressenti pouvait trouver sa place dans le milieu professionnel aussi.

C’est finalement un énorme puzzle que je collectionne depuis très longtemps et qui dispose enfin de toutes ses pièces.

Tirer son épingle du jeu

Il me reste à trier les pièces de puzzle et les assembler, mais je suis en mesure de visualiser le design final : faire de la ludopédagogie mon métier.


Sérieusement ? Tout ça pour ça ?

Oui, cet article a pour seul but d’expliquer pourquoi tout d’un coup un néologisme est apparu sur mon profil LinkedIn en guise de poste occupé : Ludotrice.
  • Ludo- indique un rapport avec le jeu

  • -trice est un suffixe féminin utilisé pour former le nom de personnes qui agissent ou de choses qui provoquent une action


Mon réveil ludique, c’est la naissance de ce nouvel intitulé de poste qui désigne une personne qui agit en rapport avec le jeu. Et s'il était temps pour moi de réunir réellement ces deux mondes que tout semblait autrefois opposer ?


Si vous n’en êtes pas à votre premier article de cette newsletter, vous avez l’habitude, le chapitre se poursuivra autour d’une prochaine lecture que je vous promets d’ici peu !


Merci à l’Emfor BFC et Kelje de m’avoir aidé à trouver les pièces de puzzle que je ne voyais pas. Merci à l'équipe du Cnam BFC d'avoir joué le jeu de l'escape game professionnel.

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